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Réseaux sociaux et B2B Beauté

Retour sur le Petit-déjeuner du 23 février 2017, organisé en partenariat avec Premium Beauty News

· Beauté,réseaux sociaux

Attention ceci n’est pas un compte-rendu, mais un accent sur les points saillants de ce bon moment que j’ai eu le privilège de partager avec une dizaine de fournisseurs dans le secteur Beauté.

Eventails des questions posées :

  • Quid des influenceurs beauté (blogueuses, youtubeuses) en B2B ? (usage du B2C, comme levier B2B)
  • Comment cibler les réseaux sociaux sur lesquels être présents ? Facebook et Instagram ont-ils une utilité en B2B ?
  • Il y a-t-il un type de contenu à adopter sur les réseaux sociaux ?
  • Comment augmenter le nombre d’abonnés sur la page LinkedIn de l’entreprise ?
  • Comment faire vivre LinkedIn au sein de l’entreprise ? Doit-on avoir une base commune pour tous les employés ?
  • Comment effectuer une veille efficace ?

Les guides de réflexions à retenir :

  • Comme dans la « vraie vie », les réseaux sociaux sont d’abord une question de relations humaines. Cela veut dire que, en général, et dans le secteur Beauté B2B en particulier, l’individu qui représente une entreprise, a un pouvoir, un impact plus grand que la marque. Avec les commerciaux (a priori les plus compétents en matière relationnelle) en première ligne. C’est de fait, par eux que l’on obtient le meilleur retour sur investissement de ce que votre entreprise peut faire sur les réseaux sociaux. Pourquoi alors, tout le monde commence par la marque en créant une page sur Linkedin ? Parce qu’il y a toujours cette croyance que Internet est un media, donc seulement un outil de communication d'entreprise. Aussi parce que cela est, en apparence du moins, plus facile. Pour compléter, vous pouvez consulter l’article que j’ai écrit sur ce sujet pour Premium Beauty News : Réseaux sociaux et commerciaux, un levier puissant inexploité.
  • Sur quels réseaux aller ? Hé bien là où sont ceux avec qui vous voulez échanger, en fonction de VOTRE business. Là encore, analogie avec la vie sociale : quand on souhaite être en liens, on fréquente les mêmes endroits que sa cible. Si chaque cas est unique et qu’il n’y a pas de règle au sein des entreprises B2B dans la beauté, il y a pourtant des tendances. LinkedIn est un carrefour indispensable pour le business, Facebook parfois, Twitter sur des cibles davantage relations presse que clients. Quand à Instagram, Youtube, cela a du sens si vous avez des visuels (parfum, pigments…) ou encore des techniques à expliquer en mode tutoriel en vidéos. Et toujours en fonction de vos moyens, par nature limités : si vous avez déjà du mal à alimenter une page sur LinkedIn, n’investissez pas Instagram, même si vos photos de pigments sont irrésistibles ;-)
  • Les meilleurs contenus sont en conséquence de nature sociale : parler de centre d’intérêt communs principalement et parfois de votre business, ensuite, avec parcimonie et sens de l’à-propos, et non l’inverse. Difficile pour une marque B2B de se décaler. Raconter les coulisses de l’entreprise est un bon moyen d’humaniser : portraits de collaborateurs, photo sur un salon, déménagement… Se rappeler que cela sera toujours plus facile pour les collaborateurs que pour la marque de se comporter en humains, à la condition qu’on traite sérieusement le sujet. Un « allez-y » ne suffira pas, même s’il émane du big boss. LinkedIn est en effet pour vos collaborateurs, d’abord un outil de gestion de carrière. Jusqu’au jour où vous menez une réflexion qui permet d’établir des intérêts communs à l’entreprise et au collaborateur, pour le bénéfice des 2 parties.
  • L’illusion de veille « exhaustive » si chère à certains communicants, n’existe plus avec le digital. Mission impossible de tout savoir et, à supposer que l’on y tends en faisant appel à un expert du sujet (vrai métier complexe que de concevoir une veille efficace), encore faut-il avoir le temps de tout consulter ! Mieux vaut accepter de ne pas tout suivre, et que ce n’est pas grave. Si, je vous assure. Au marketing d’organiser une veille d’entreprise ciblée en fonction d’objectifs définis, et actionnables (est ce que quelqu’un pourra au moins consulter les résultats ? En faire quelque chose de concret ?). Cette veille sera un mélange de contenus traités par des pros de l’information, et des sources diverses et variées pour les sujets plus pointus (les nouvelles marques qui communiquent principalement par le digital, sans parfois même faire un travail de RP, par exemple). La complémentarité entre les réseaux sociaux et médias professionnels est essentielle, la veille n'a pas besoin que d'infos brutes, mais aussi d'infos structurées, éditorialisées.
  • Les outils digitaux appartiennent à qui en a besoin pour mieux exercer son métier. Evitez les territoires ! Cela appauvrit l’entreprise. Exemple : le marketing pour la veille de l’écosystème de l’entreprise, chaque commercial pour celle concernant précisément ses clients ou prospects. Il y a intérêt à mutualiser la conception et la mise en place.
  • Les entreprises qui avancent le mieux sur le sujet réseaux sociaux ne sont pas toujours celles qui ont le plus de moyens. Simplement parce que, si l’on a peu de budget, on sous traite moins et on s’approprie plus le sujet. Parce que si l’on n’a personne de dédié en interne, chacun peut prendre une part du sujet vraiment connecté à son rôle. Cela ne veut pas dire se priver de l’aide d’un expert, il y aurait un risque sérieux de découragement… et de très nombreux détours. Disons plutôt qu’il faut éviter de sous-traiter la réalisation de ce qui « parait pertinent » (avec le critère que les autres le font… ;-)). Sur les réseaux sociaux, le plus pertinent c’est souvent les quatre cinquièmes immergés de l’iceberg. Et les croyances erronées ont la vie dure.

Prochain RDV des pros de la Beauté en B2B qui travaille sur le sujet digital, en juin, avec le thème de la mesure de la performance.

Anne Aime

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